Organisation d’obsèques : guide pratique sur la crémation

Obsèques

Publié le : 13 octobre 202110 mins de lecture

Suite au décès d’un proche, la famille se retrouve souvent perdue et désemparée, c’est pourquoi il est important de choisir la solution la moins contraignante pour les rites funéraires. Dans ce contexte, de plus en plus de Français choisissent la crémation afin d’alléger la charge de la famille le moment venu, mais aussi pour réduire les dépenses liées à la cérémonie funéraire. Toutefois, avant d’opter pour cette solution, plusieurs points doivent être abordés.

Pourquoi choisit-on la crémation au lieu de l’inhumation ?

Bien que la crémation soit restée longtemps un sujet tabou en France, elle commence à connaitre un certain engouement. Actuellement, plus d’un Français sur trois préfère l’incinération en raison des avantages de cette solution. Contrairement à l’inhumation, elle est plus écologique, car le corps sera incinéré puis transformé en cendres accélérant ainsi le processus de décomposition et évitant la mise en terre.

Comme il s’agit d’une décision très personnelle, tout le monde est libre de choisir la crémation c’est pourquoi certains la préfèrent pour des raisons philosophiques ou religieuses. Parfois, la sociologie rend cette option plus utile. C’est notamment le cas pour les familles recomposées ou les foyers qui déménagent fréquemment. Ils pourront dans ce cas transporter les cendres de leur proche défunt où qu’il soit.

Ce choix peut également être motivé par des raisons économiques, puisque nombreux estiment le coût d’une crémation moins onéreux que celui d’une inhumation. Quoi qu’il en soit, la crémation présente des avantages pratiques non négligeables. En effet, vous n’aurez pas de concession à acquérir ou de tombe à entretenir, les cendres étant dispersées par la suite. Dans la plupart des cas, c’est surtout le désir de simplifier la tâche de sa famille le moment venu qui motive le défunt.

Pour info, l’incinération est une pratique non autorisée pour certaines religions (Islam, Judaïsme, etc.) ainsi, pensez à bien vous renseigner en amont si vous êtes en charge de l’organisation des obsèques d’une personne.

Quelles sont les étapes pour l’organisation ?

Une fois décidé entre inhumation ou crémation, vous devrez réaliser les formalités administratives nécessaires pour la cérémonie. Pour commencer, sachez que l’incinération devra avoir lieu au plus tard dans les 6 jours suivant le décès (sauf si vous obtenez une dérogation auprès du Préfet).

Il est important de noter que seule la personne qui a un lien affectif (pas nécessairement un lien familial) avec le défunt peut choisir la crémation en son nom. Cette personne peut affirmer la volonté du défunt d’être incinéré, qui doit être honorée, même s’il n’existe aucun document pour le prouver. En cas de crémation, le défunt peut également choisir de faire don de ses organes. S’il ne le souhaite pas, il peut exprimer son refus sur le registre des prélèvements.

Pour que la démarche puisse avoir lieu, vous devrez obtenir un permis de crémation délivré (avec les pièces justificatives) par la mairie du lieu de décès ou d’inhumation. Différents documents doivent être réunis pour cette procédure :

. Une demande de crémation rédigée par le disparu ou par la famille en charge des funérailles

. Un certificat de décès à récupérer avec le permis de crémation

. Une attestation médicale confirmant l’absence de problème (médico-légal ou appareil)

Vous devrez également fournir certains éléments pour la crémation elle-même. Tout d’abord, vous aurez besoin d’un cercueil fabriqué dans un matériau combustible. L’idéal est d’utiliser un bois léger et abordable comme le pin ou le peuplier, mais il est également possible d’utiliser des fibres de cellulose. Les accessoires tels que les poignées et les emblèmes sur le sarcophage devront également être faciles à brûler.

La cérémonie funéraire : où se déroule-t-elle ?

En règle générale, la crémation est organisée à l’initiative de la famille ou du défunt lui-même et est donc confiée à une entreprise de pompes funèbres. Selon la formule choisie, le prestataire funéraire peut prendre en charge tout ou partie de la cérémonie des obsèques. Entre autres, le service funéraire assure le transfert du corps au crématorium, l’accueil des invités, l’accompagnement lors du protocole des obsèques ou encore l’organisation d’un moment de recueillement. L’entreprise s’occupe également des autres services funéraires : le choix du cercueil, l’achat de l’urne, la fourniture de la plaque funéraire, etc.

La cérémonie d’adieu est essentielle pour offrir un dernier hommage au défunt, mais aussi pour permettre à la famille d’affronter le deuil. À ce titre, la personne chargée de l’organisation des obsèques peut choisir entre une cérémonie religieuse ou laïque (civile). Le choix se fait en fonction de la foi du défunt. Une messe ou une bénédiction peut avoir lieu dans une église, une chapelle ou un temple, selon votre préférence. La cérémonie religieuse peut également se dérouler au crématorium, mais vous devrez vous assurer que la position religieuse de l’établissement correspond à la vôtre.

Dans le cadre d’une commémoration civile, l’hommage sera tenu par un maître de cérémonie et dure généralement environ 40 minutes. La cérémonie se déroule en présence du cercueil et précède la crémation. Pensez à personnaliser la cérémonie en faisant jouer votre musique préférée ou des images du défunt afin que sa mémoire soit honorée à tout moment.

Comment se déroule la crémation ?

La plupart du temps, la crémation est réalisée dans le crématorium situé à proximité du lieu de décès, mais l’entreprise de pompes funèbres peut déplacer le corps, même sur une longue distance. Une commémoration (civile ou religieuse) peut être organisée avant le processus. Elle comprend l’éloge funèbre, le discours d’inhumation et le temps de recueillement.

Avant la crémation, un sceau en terre infusible est fixé sur le cercueil pour identifier le défunt. Cette plaque sera ensuite retrouvée dans les cendres, ce qui permettra d’authentifier le corps après l’enterrement. Comme la crémation dure une heure et demie, il est conseillé de s’installer dans une autre pièce pendant l’attente. C’est aussi l’occasion de discuter avec la famille et de recueillir les condoléances.

La crémation réduit les os et le cercueil en poussière. Les cendres sont recueillies et conservées dans un cendrier, qui est ensuite scellé avant d’être placé dans l’urne qui sera remise à la famille. Cette urne peut être personnalisée selon vos préférences, mais elle doit comporter des informations de base telles que l’identité du défunt, les dates de naissance et de décès, ainsi que le nom du crématorium.

Que deviennent les cendres après le rite funéraire ?

Depuis 2008, la législation interdit la conservation de l’urne funéraire à domicile ou le partage des cendres. Cependant, les solutions possibles sont variées : inhumation dans une tombe familiale, scellement de l’urne sur un monument existant, conservation dans un lieu adapté ou placement dans un espace collectif (columbarium par exemple).

Le choix du lieu de dépôt des cendres revient en premier lieu au défunt, mais si aucun arrangement n’a été pris, c’est la personne qui a un lien affectif avec le défunt (c’est-à-dire le droit d’organiser les funérailles) qui prend la décision. Les cendres peuvent être dispersées ou contenues dans l’urne. Dans les deux cas, le lieu où seront placées les cendres devient une sépulture. Il doit donc être choisi avec soin. Les pompes funèbres pourront vous proposer différentes solutions pour rendre hommage à votre proche décédé.

Dans tous les cas, si vous êtes indécis, évitez de disperser les restes, car cela est irrévocable. Sinon, déposez l’urne dans le jardin cinéraire, qui peut être gratuit pendant 5 ans. Le crématorium peut également conserver les cendres pendant 1 an, ce qui laisse le temps à la famille de réfléchir à la meilleure destination.

 

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